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L'abord d'un soin compliqué

Dernière mise à jour : 31 janv.

Il y a des jours où soigner, médicalement parlant, nos animaux semble être un enfer sur terre. Un peu comme un lundi matin, mais pire.


Se présente alors deux solutions : Reporter ou continuer ? Reporter est la meilleure option lorsque c’est possible et que le soin n’est pas urgent. Ex : Est-ce que le parage doit absolument être réalisé aujourd’hui? -> J'ai du temps libre demain et du matériel = reporter/Le professionnel m’attend et ne peut pas revenir rapidement = continuer. Ou mon chien a un nœud dans les poils = ça peut attendre/Mon chien a un ulcère à l’œil = continuer. On a que le confort qu'on se donne, le soin doit rester agréable dans la mesure du possible. Le soin urgent peut sembler irréalisable pour plusieurs raisons, qu’on va détailler ci-dessous :


  • L’animal n’est pas prêt : une solution « pansement » peut être envisagée. Il s’agit de garder l’animal occupé afin qu’il ne se concentre pas que sur le soin. Ex : Un filet à foin ou un seau de carotte pendant le parage, un lickmat ou un tapis de fouille pour un vaccin, etc. C’est une solution provisoire !

  • Le soin est désagréable ou douloureux : Si la solution pansement ne fonctionne pas, l’utilisation d’une médication type calmant peut être une bonne idée. Ce système permettra à l’animal d’être plus relax durant le soin et diminuera les risques de dégrader davantage la sensibilité de l’animal (contrairement à la contention, de mon point de vue) en attendant que le medical training permette des visites plus sereines. Ex : La sédation pour une visite dentiste chez un cheval. Cela doit toujours être fait avec l’accord et la supervision d’un vétérinaire.

  • Nous sommes de mauvaise humeur, fatigué ou super pressé : On sait qu’on peut vite perdre patience et être injuste envers l’animal, surtout le nôtre. Le plus important est de s’en rendre compte et prendre 2min pour respirer et visualiser le soin afin d’être préparé. Ça m’arrive aussi de confier le soin à quelqu’un de moins impacté émotionnellement sur mes propres animaux.

Quoiqu’il en soi, si le soin est une urgence vitale ou non (hémorragie, fracture, étouffement, dentiste, urgence oculaire, etc) malheureusement on ne demande pas l’avis ou le consentement de l’animal.


Il ne faut jamais offrir le choix de refuser le soin si on ne peut pas le promettre à l’animal.

C’est tout l’intérêt d’entrainer un maximum à l’avance et d’utiliser un matériel spécifique lors des soins coopératifs. N'utilisez pas le matériel habituel d’entrainement, l’animal risque de perdre confiance en vous et dans les soins même plus faciles. Lorsque ce matériel est présent l’animal doit avoir le choix.


On fait attention à l’attitude de l’animal et on prend note de tous les changements d’état de stress à chaque étape : Niveau de stress 0 = langage corporel détendu, accepte les friandises, aucun signal d’apaisement, on tente le soin coopératif. Niveau 5 = attaque, se fige ou fuit, intolérance au soin, panique, on sédate.

N’hésitez pas à compter le nombre de signaux d’apaisement par minute lors de vos entrainements, pour avoir une comparaison fiable.